Histoire

CARACTERIQUES DE MONTHION DU 15ème AU 18ème SIECLE :
Il n’existe aucun vestige archéologique, ni fabrique, ni usine ainsi que très peux de documents officiels antérieurs à la révolution. Il n y avait ni famille noble, ni famille riche, tels seigneurs ou chevaliers. Le village était isolé, il n y avait que 2 chemins d’accès difficiles, à pied ou à mules pour accéder à Grignon ou à Notre-Dame-des-Millères. Sa population était composée essentiellement de paysans pauvres.

Au 15ème siècle était exploité au sommet du village une mine d’antimoine propriété de mauriennais. L’antimoine servait a fabriquer les caractères d’imprimerie et de durcir les ogives de balles.
Au 16ème siècle le châtelain d’Aiguebelle était responsable de Monthion.
Premier recensement de la population.
Au 17ème siècle : Procès demandé par le curé du village pour des impôts non payés.
Finition du clocher de l’église.

Les familles les plus riches propriétaires étaient au 18ème siècle :
Comte de la Val disère
Comte de Chevron à Mercury
Comte de la Tour à Cléry
Comte de la Perouse à Bbonvillard
Marquis de la Roche à Conflans
Marquis de Coudret
Baron du Noyer

Au 18ème siècle : Cadastre savoyard établi.
La vente de bois était destinée à payer les seigneurs propriétaires.
La cure intente un procès à la commune pour non paiement de la dime sur les céréales, le blé en particulier, rare dans le village.
Président de la commune nommé,  il s’agit de Jean Chevrier.
Augmentation des impôts et fin des communaux.
Montagne mise en location et notamment l’alpage du Séchon.
Troupeau composé essentiellement de chèvres, environ une centaine.
Habitants condamnés après une plainte de la commune de Gilly pour détournement du cours de l’Isère à Grignon.
Fabrication de charbon de bois destiné a la fonderie de Sainte-Hélène-sur-Isère.

De 1781 à 1787 : Vente des communaux, ce sont les affranchissements qui permettent de racheter aux seigneurs les terrains (Exemple : 500 livres au Seigneur de Chamousset ; 100 livres au Baron du Noyer;  2500 livres au Marquis de Coudret).

Alimentation :
Céréales : seigle, avoine, orge pour fabriquer le pain.
Légumes : poireaux, choux, courges, fèves, pois, chataignes et raves.
Viandes rares, limitees aux gibiers et chèvres (Il n y avait ni vache, ni cochon à consommer).

Pour rappel la Savoie était française de 1792 à 1815.

MONTHION DE LA REVOLUTION FRANCAISE A 1815 :
1er document officiel : le 2 Décembre 1792.
1er maire : Maurice Brunet.

Les devises ont varié :
Liberté – Egalité
Liberté – Egalité – Fraternité
Liberté – Egalité – Fraternité ou la mort (1 an en 1793)

Monthion est remplacée officiellement par les Chasseurs le 11 Juillet 1793.

Redécoupage en :
– Province de Haute Savoie
– Département du Mont Blanc
– District de Moutiers
– Canton de Conflans

M. Jean Dimier est nommé curé du village le 2 Mars 1793 et subit un inventaire complets des biens ecclésiastiques : meubles, bâtiments, dimes et divers.

2 soldats sont désignés d’office :
– Ils ont entre 18 et 40 ans
– Ils doivent faire partie des 2 familles les plus aisées du village ; être célibataire ou marié sans enfant
– Mesurer plus de 1m60
Sont désignés : Barthelemy Reydet et Claude Curtet.

Le 7 Février 1794 : Confiscation des biens du clergé et démolition de leurs bâtiments, Eglise, Clocher, Cure.
Le 15 Juillet 1796 : 1er acte officiel de divorce entre Jean Morand et Germaine Freipel.
De 1796 à 1805 : Pas de traces documents officiels cela correspond a la période napoléonienne.
1803 : Construction d’un chalet d’alpage au Séchon.
1805 : M. Picollet, nouveau maire succède à M. Brunet en compagnie de Messieurs Chevrier, Morand, Venipé, Glaisat, Rochaix, Bonvin, Méry, Bouson, Fontaine et Curtet qui constituent le conseil municipal.
C’est ce conseil qui définit notamment les coupes de bois de la commune, types sapins ou hêtres et quantités de 1 a 5 arbres par espèce.
1808 : Grosse tempête au village : Demande de subventions à M. le Préfet pour la refection des bâtiments publics.
1813 : Création d’un nouvel impôt sur les pâtures des communaux.

DE 1815 A 1860 SOUS LE ROYAUME PIEMONT SARDAIGNE :
1823 : Nouveau conseil municipal, le Président change chaque année. Il est désormais nommé par le Préfet.
1825 : La commune vote pour  la construction d’une école.  Jusqu’à cette date les parents devaient fournir un local et payer l’instituteur. Le curé de Monthion, Raymond Buttard décide de faire un don de 2000 livres après son décès afin de payer les salaires des 2 instituteurs (Ce sera fait de 1831 à 1847). A ce jour la classe des garçons était chez un particulier et la classe des filles dans une grange. Peu apres le clergé demanda une participation des familles pour payer les 2 enseignants ce qui n’etait pas prevu au départ.
De 1829 à 1834 : Endiguement de l’Isère afin de limiter les innondations et détourner son cours pour augmenter les surfaces agricoles.
1835 : Construction d’une nouvelle Eglise Saint-Etienne sur l’emplacement de l’ancienne.
1836 : Construction du maitre-autel.
1839 : Inauguration de l’Eglise.
1841 : Nouvelle règlementation pour l’entretien des cheminées et désormais un ramoneur. M. Glaizat Augustin est chargé de leur maintenance pour limiter les risques d’incendie aux frais des propriétaires.
1842 : Contrôle des limites des  terrains par un géomètre dans tout le Chef Lieu pour vérifier si les particuliers empiètent sur la commune. Cette partie est alors confisquée et les frais payés par le contrevenant.
A cette époque la mortalité infantile était très élevée : 1 enfant sur 2 décède avant 10 ans de maladie, de malnutrition  ou de mauvais traitement. C’est pourquoi les nouveaux nés étaient baptisés dans les 24 heures. Beaucoup de naissances de père inconnu enregistrées dans l’état civil.
1845 : Nomination d’un facteur M. Chambet, officiellement un pedon postal ou facteur rural pour Monthion  et Grignon. Il est salarié de la commune.
1847 : Le presbytère déménage dans la Mairie actuelle.

De 1860 A 1914 :
1860 : La Savoie est rattachée à la France le 22 avril 1860 après négociation entre Napoleon III et Cavour (Il y eut 87 votants pour 87 OUI).
1865 : Inauguration d’un nouveau bâtiment qui comprend la Maison Communale ou Mairie, l’Ecole et un logement pour l’instituteur.
1869 : L’Eglise rétrocède le terrain de l’ancienne Cure pour agrandir le Cimetière en présence de l’évêque.
1874 : Nouveau cadastre français qui remplace désormais la mappe sarde.
1884 : La Mairie refuse de payer son garde-champêtre et décide de supprimer ce poste.
1893 / 1894 : Création du corps de sapeurs pompiers et achat d’une pompe a incendie. Ce corps existera jusqu’en 2000. Après il sera dissout.
1901 : Le conseil municipal sous la direction de Pierre Morand, Maire,  décide d’agrandir le Cimetière dans le verger de la Cure sans attendre l’autorisation de l’évêque de Maurienne.
1902 : Construction du Cimetière toujours sans autorisation. Le nouveau curé M. Sibille conteste les travaux en cours et porte plainte.
1903 : Le tribunal condamne la commune a indemniser l’Eglise après accord du Préfet d’un montant de 805,75 Francs de 1904 soit environ 2600 Euros, somme énorme pour l’époque.
1907 : Pour se venger le Maire décide de faire payer un loyer pour le Presbytère ce qui est accepté par le Sous Préfet qui par contre refuse la location de l’Eglise. Depuis cette date l’évêque décide de ne plus nommer de curé à Monthion.
1910 : Agriculture : Au chalet du Séchon, environ 100 vaches et 100 chèvres paissent sur 12 ha environ.
1912 : La RD 64 qui mène de Monthion à Grignon est enfin empierrée.

DE 1914 A 1990 :
1914 / 1918 : La guerre fit 12 morts et 12 blessées.
1920 : Monument aux morts construit devant l’Eglise. Eclairage public décidé lors d’un conseil municipal.
1923 : Cabine téléphonique installée chez M. Rochaix. L’électricité est installée au Chef Lieu.
1925 : Installation d’un bureau de tabac.
1928 : Adduction d’eau dans la commune grâce a un réservoir de 35m3. Installation de fontaines à chaque groupe de maisons avec bouches à incendie. Glissement de terrain sur la RD 64 au lieu-dit Les Foyères.
1930 : Câble a bois installé de Préfontaine aux Rottes.
1935 : Premier véhicule a moteur sur la commune (Une bétaillère).
Conflit de 1939 à 1945 : La guerre fit 8 morts dont le jeune Capitaine Déglise-Favre qui se suicida à l’âge de 25 ans après avoir été prisonnier et avale une capsule de cyanure. Il donna son nom à l’Ecole du village.
Après les accords de Vichy les militaires italiens ont remplacé les militaires français installés dans les anciennes granges depuis le début de la guerre ainsi qu’à la Mairie.
Une maison fut incendiée a l’entrée du village par les allemands suite a une dénonciation. Le 12 Juin 1944, en effet cette maison servait de lieu de rendez-vous pour les maquisards et de stockage d’armes. Un ouvrier agricole qui s’y trouvait lors de l’arrivée des soldats ennemis, à ce moment, sauta par la fenêtre. Blessé M. Blanc-Collat Louis fût rattrapé et jeté dans les flammes. En représailles les allemands emmenèrent des monthionais sur Chambéry ou ils furent torturés puis fusillés avec 24 autres français sur la commune d’Arbin, le 21 Juin 1944. Il s’agit de Combet Antoine, le proprietaire de la maison brûlée, de Chevalier Marcel et de Cretet Louis, beau frère de Fernand Cibillon. A ce jour une stelle a été édifiée sur le lieu de leur exécution et une commémoration a lieu chaque année.
D’autre part, Joseph Chevrier fut lui abattu au lieu dit du Cachon.
Il y eut donc pendant cette période au village des soldats français, italiens et allemands.
Des prisonniers allemands furent employés a la réfection de la RD 64  pendant quelques semaines, c’est donc apres la guerre que la commune sortit de sa torpeur.
1947 : Câble à bois des Rottes étendu jusqu’à la Plaine.
1949 : Construction d’une halle aux vaches au Séchon.
1950 : Inauguration officielle de la RD 64 faite par Ferdinand Petex, Maire.
1951 : Fin de l’exploitation de la montagne en fruit commun.
1963 : Ecole : Installation des toilettes a l’intérieur de l’Ecole et construction d’un préau dans la cour.
1967 : Démolition de la halle à vaches de la Pointière pour la construction de la route pastorale.
1970 : Création d’une station d’épuration a la Plaine (S.I.A.G.M.) qui sera fermée en 1994.
1973 : Ramassage scolaire de la Plaine au Chef Lieu.
1974 : Chalet de la Pointière restauré et début du ramassage des ordures ménagères.
1977 : La Mairie actuelle devient un gîte avec 4 logements.
1986 : Accord avec l’école maternelle de Grignon pour accueillir les élèves de la petite section.
1989 : Signature d’un mini contrat de développement avec le Département, ce qui permit d’entreprendre de gros travaux  destinés a réaménager la commune en particulier :
– la Place du Moulin
– l’Ecole
– le Cimetière
– la Bibliothèque
– l’Eglise
– le Bâtiment OPAC : Le Grand Carroz

DE 1190 A NOS JOURS :
De 1990 à 2000 :
Réparation et amélioration de la Route Départementale 64.
1991 : Rajout d’une 2ème classe a l’Ecole et création de la Bibliothèque. Agrandissement du Cimetière et construction du Columbarium.
1992 : La Pierre du moulin retrouve sa place.
1993 : La Mairie réintègre la Cure au rez-de-chaussée et à l’étage 2 appartements.
1994 : Travaux d’assainissement au Chef Lieu.
1995  : Construction d’un HLM au Chef Lieu et les égouts sont raccordés au S.I.A.R.A.
2001 : Les rues ont désormais un nom ainsi qu’un numéro.
2003 : Adhésion a la Communauté de Communes de la Région d’Albertville : Co.RAL.
2007 : Création d’une piste forestière pour l’alpage et réhabilitation du chalet du Séchon.
2008 : Construction du Hangar Communal aux Rottes et adhésion au Syndicat Intercommunal des Eaux de la Belle Etoile.
2010 : Passage en syndicat intégral du S.I.A.R.A. et mise en place d’un réseau d’eau et d’assainissement au Chalet du Séchon ainsi qu’une réserve incendie aux Coulins.
2011 : Extension du Columbarium.
2013 : Démarrage de la révision du P.O.S. en P.L.U. et des travaux de la sécurisation de la RD 925. Restauration de l’horloge et électrification des cloches de l’Eglise.
2014 : Création de 2 aires de jeux pour enfants à côté de l’Ecole et Chemin de la Biale.
2016 : Nouveau réservoir d’eau potable de 300 m3 géré par le S.I.E.B.E. et qui dessert une bonne partie de Grignon.
2017 : Adhésion a la nouvelle Communauté d’agglomération ARLYSERE imposée par l’Etat avec la loi NOTRe. Approbation du nouveau P.L.U. et construction d’un Jardin du Souvenir.
2018 : Les élèves de la petite section font leur première rentrée à l’Ecole Communale depuis 1986. Sécurisation du Chemin des Communaux et installation d’une Boîte à Livres à l’Abris-bus de la RD 925.

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